Test de l'Opel Ampera

Si l’Opel Ampera a été élu voiture de l’année 2012, ce n’est pas sans raison. Avec son système d’extension d’autonomie ou « range extender », la petite berline située à mi-chemin entre la voiture électrique et la voiture hybride dénote une capacité qui devrait séduire les plus réfractaires au concept de voiture « propre ».

 

Opel Ampera : la « range extender » au service de l’environnement

La technologie hybride à extension d’autonomie

Pas vraiment hybride, pas vraiment électrique, l’Opel Ampera est encore pour le moment un ovni dans le monde de l’automobile. En effet, elle est équipée de deux moteurs, l’un thermique et l’autre électrique qui ne fonctionne pas de la même manière que sur un hybride comme la Prius ou d’une 100 % électrique comme la Leaf. Ici, le moteur thermique sert uniquement à recharger les batteries du moteur électrique quand celui-ci est déchargé

De quoi donc augmenter l’autonomie de la voiture et de s’éloigner d’une certaine manière de la peur de la « panne sèche ». D’une puissance assez raisonnable, le moteur électrique fournit quelque 150 chevaux à la voiture avec un couple de 370 Nm. Une puissance qui se distille tout au long des 50 km de rayon d’action d’autonomie des batteries à pleine charge.

Le moteur thermique, quant à lui, intervient lorsque les batteries sont presque vides. Avec ses 86 chevaux, il sert plutôt de générateur pour recharger les batteries de la voiture et n’intervient donc pas pour faire rouler la berline. Une fois activé, il octroie au moteur qu’il seconde, une autonomie supplémentaire de 500 km. De quoi donc avaler du bitume.

Mais cette technologie a un coût et l’Opel Ampera dans sa version Cosmo Pack coûte tout de même 46 400 euros. Un prix assez élevé, mais aux prix d’une technologie plus qu’attrayante.

Inspiré de la Chevrolet Volt, cousine de l’Opel, le style moderne de la berline de 4,40 mètres montre clairement une certaine tendance familiale. On sent ainsi ici et là les liens de parenté comme cet arrière un brin américain style des années 80 avec un hayon court et son simili-diffuseur.

Moderne et un peu bas

Aérodynamiquement, la voiture a été très travaillée et se révèle sur route un peu basse. En stationnement, on aura donc un peu peur que le bas de caisse frotte sur les trottoirs. À l’intérieur, la voiture se pare de modernité. Le tableau de bord notamment est très moderne avec une interface entièrement tactile. Un grand écran TFT qui accueille plusieurs boutons auxquels il faudra un certain temps d’adaptation. Comme équipement, on retrouve un système de navigation GPS, un autoradio, un système de commande vocale et le kit mains libres disponible en Bluetooth.

Le coffre d’un volume de 310 litres ne permet pas une grande modularité et l’espace de chargement se révèle légèrement exigu. Pas de quoi déranger bien sûr. Au niveau de l’insonorisation, l’Opel Ampera s’en sort plutôt bien et la sensation de silence en mode électrique est assez gratifiante.