Test de la Toyota Auris

Toyota développe sa gamme hybride et sa volonté de devenir  leader n’est plus un secret pour personne. Une volonté qui marque un tournant dans l’histoire du constructeur japonais qui désire ainsi mieux répondre aux attentes de sa clientèle.

Une citadine au quotidien

Vendue à partir de 22 410 euros en janvier 2013, la nouvelle Auris a tout de la petite citadine destinée à un usage quotidien. La compacte a en effet du mal à s’en sortir sur la conduite dynamique sur voie rapide et est bien plus à l’aise en milieu urbain. Une tare qui aurait pu être bien plus exploitée, puisque la voiture dispose d’un châssis qui offre une bonne disposition ainsi qu’un freinage considérablement amélioré comparé à la version diesel de la voiture.

Avec une contenance de 360 dm3, le coffre de l’Auris Hybride ne se fait pas outrageusement réduire par la présence des batteries. Celui-ci maintient une capacité acceptable et s’équipe en plus d’un plancher réglable sur deux niveaux. Avec une faible autonomie de quelques kilomètres seulement, le moteur électrique remplit toutefois son office et laisse la place au moteur thermique dès que le besoin s’en fait sentir. Il appartient de toute manière au conducteur de régler sur quel type de moteur il désire rouler, et ce, en fonction des routes empruntées ou encore de l’autonomie disponible.

Le moteur à essence, inspiré de la Prius toujours, affiche selon Toyota une consommation de 3,8l au 100. Une faible consommation qui fait toujours l’attrait de ces voitures hybrides et qui constituent pour le consommateur une réelle solution face à la flambée des prix du pétrole et de ses dérivés.

À la conduite plutôt douce, on profite ici d’un modèle plus ou moins abouti qui bénéficie d’une transmission à par train épicycloïdal qui fonctionne de la même manière qu’une transmission à variation continue.

Confortable et classe

À l’intérieur, outre l’insonorité qui y règne, les équipements y sont complets et la Auris a tout d’une voiture moderne équipée de toutes les connectivités nécessaires. Petit bémol toutefois, sur la suspension qui n’assure qu’un confort moyen et qui ne permettra pas de profiter pleinement du confort de la voiture sur de longs trajets.

Côté esthétique, l’Auris reprend et améliore les lignes de sa prédécesseur. Plus élancée et plus dynamique, elle se pare d’un becquet et d’une calandre qui vient sans rappeler l’avant d’une Honda Civic 9. Un mélange de style abouti qui fait toute la particularité de la petite compacte.

À l’intérieur, on retrouve une finition plus à même de répondre aux besoins du consommateur avec notamment du cuir ici et là dans l’habitacle. Les sièges deviennent plus confortables et l’ergonomie des équipements ainsi que de l’habitacle se fait bien plus présente

Équipé de batteries nickel-métal-hydrure, Toyota qui désormais décline ses modèles en trois gammes (essence diesel et hybride) compte bien installer sa présence et son expérience de 14 années en matière de motorisation hybride. Un plus pour l’acheteur qui désire s’affranchir sans modifier ses habitudes de conduite, des contraintes des carburants fossiles.