Test de la Toyota Yaris hybride

Toyota développe sa gamme hybride. Une gamme qui vient accueillir un nouveau modèle : la Yaris, qui désormais se pare également d’un bloc thermique et d’un bloc électrique. Une couche supplémentaire qui vient démontrer la maitrise du constructeur nippon des voitures hybrides. Une position de leader mondial que le constructeur assoit au fil des années.

Innovant

Si la nouvelle Yaris hybride reprend exactement les mêmes traits que sa version thermique, on ne la distinguera de celle-ci qu’au détail prés.

Issue de la même technologie que la Prius, la Yaris subit au niveau du moteur une cure d’amaigrissement qui vient s’adapter à une voiture plus petite. La Yaris étant avant tout une petite compacte urbaine. Si au niveau de l’habitabilité et de la maniabilité, la Yaris reprend les mêmes qualités que son aînée, elle perd tout de même quelque centimètre dans son empattement. Pas de quoi soulever des foules puisqu’il ne s’agit que de 2 cm.

Les traits de la Yaris hybride se retrouvent accentués et l’on retrouve à l’extérieur un bouclier redessiné, de nouveaux feux LED ainsi que posé ici et là le logo HSD (Hybride Synergy Drive) marque de fabrique de la gamme.

La voiture de série présente l’une des offres les plus complètes en la matière puisque l’équipement à bord est très complet. Un atout majeur quand on voit certaines voitures bradées en terme d’équipement au profit du nouveau bloc électrique. La Yaris se pare ainsi de rétroviseurs électriques et chauffants, d’un GPS à écran tactile, d’un kit Bluetooth et d’un ordinateur de bord. En option, on retrouve le toit panoramique et le détecteur de pluie et de luminosité avec miroir électrochromatique baptisé SensoPack.

Amélioration de la conduite

Mais le principal changement observé, c’est au niveau de la conduite. Hybride oblige, la Yaris accueille désormais deux blocs moteurs qui ensemble délivrent une puissance de 100 ch. Le bloc thermique, inspiré de celui de la Prius, développe 75 ch à 4800tr/mn et un couple de 111 Nm de 3 600 à 4 400 tr/mn. Avec une consommation de 3,4 l/km en ville, ce bloc fait mieux que celui de certaines concurrentes permettant à la voiture de ne rejeter que 79gr/km de CO2. Comparé à celui de la Prius, le bloc essence perd 17 kg et diminue de 50 mm pour se loger dans la voiture sans pour autant prendre trop de place. Le moteur thermique prend le relais du moteur électrique quand la vitesse dépasse les 50 km/h.

Le bloc électrique quant à lui développe 61 ch alimentés par des batteries situées à l’arrière du véhicule. Un emplacement qui n’empiète pas sur la taille du coffre puisque celui-ci accueille jusqu’à 286 litres. D’une autonomie de 2 km environ, le bloc électrique peut rouler en mode Eco ou en mode « EV ». Récupération d’énergie ou conduite en mode uniquement électriques.

Seul petit bémol, la transmission CVT donne une fausse impression d’absence de dynamisme sur route. De même, les suspensions un peu dures ainsi que l’insonorisation ne donne pas vraiment envie de rester trop longtemps à l’intérieur de la voiture. La Yaris est une urbaine et le choix de rouler sur de longues distances est absolument à prescrire donc.