Test de la Tazzari Zéro

Original, c’est la première réaction qui nous vient au contact du nouveau quadricycle italien. Avec son look surprenant, la Tazzari se montre destinée à la clientèle des beaux quartiers, les nouveaux Bobo qui désireraient jouer la conscience écolo.

 

Tazzari Zéro : Le choc du look !

Une tendance clairement urbaine

Avec ses deux places, la Tazzari se conduit avec un permis B1 et se classe dans la catégorie des quadricycle. Un atout qui lui permet de se faufiler sans soucis dans la jungle urbaine, mais qui vous empêchera tout de même d’avoir accès aux voies rapides.

Légère, avec ses 540 kg, la Tazzari ne vous permettra de rouler que sur de courtes distances puisque son moteur électrique n’offre que 140 km d’autonomie, selon les données constructeur. Longue de 2,88m, on y case assez confortablement deux personnes dans un cockpit tout en aluminium, spécialité du constructeur italien. L’aluminium est d’ailleurs très présent puisqu’on en retrouve à l’intérieur notamment sur les pédales.

Facile d’accès, la Tazzari s’offre de larges portières ainsi qu’un coffre d’usage assez intéressant pour une voiture de ce type. Situé à l’arrière, le moteur se place derrière l’essieu laissant à l’avant une place de quoi ranger ses affaires.

Extérieurement, la Tazzari offre un aspect étrange, un côté bête de foire. Originale et surprenante, les élargisseurs d’ailes, les lignes nettes ainsi que le mélange alu et fibre de verre pour la coque font d’elle une voiture au look sportif par excellence. On retrouve également des phares entièrement à LED, des jantes aluminium de série montées sur des pneus à frein à disque.

Au volant d'une Tazzari Zéro

Côté conduite,  ce qui fait vraiment la spécificité de cette nouvelle venue, ce sont ses trois modes laissés à la disposition du conducteur. On en compte 4 plus précisément. Un mode économe, un mode pluie, un mode standard et enfin un mode « Race ». Et à chacun de ces modes, on retrouve une couleur vert, bleu, jaune et rouge. En mode « rouge », c’est-à-dire en mode course, la voiture est assez lente à réagir dans les virages et ne pardonne pas ainsi les braquages soudains. Toutefois, elle assure une bonne tenue de route. Un défaut récurrent également que l’on ne comptait pas trouver sur une voiture de ce type, c’est le bruit à l’intérieur en phase de conduite.

Une contrainte de surpoids sûrement qui a obligé le constructeur a rogné quelque peu sur l’insonorité du quadricycle.

Chargeable en 9 heures sur une prise normale, l’option de la prise triphasée est également disponible pour 3000 euros de plus. En situation sur route, la Tazzari Zéro atteint les 90 km/h maximum et grimpe de 0 à 50 km/h en moins de 5s. Une réactivité assez impressionnante, mais qui ne fait pas tout de même de la voiture, la sportive que le constructeur annonce.

Vendue à 23 990 euros, sans compter le bonus écologique, la Tazzari Zero signe l’entrée magistrale du constructeur automobile italien sur le secteur des voitures électriques. Elle possède ainsi sur ses concurrentes comme la Reva ou la Microcar M-Go, quelques années d’avance qui raviront très certainement ses nouveaux possesseurs.