Test de la Tesla roadster

Quand on parle de voitures électriques, les premières questions que l’on se pose c’est d’abord l’autonomie et ensuite les performances. Alors quand débarque le roadster Tesla sur le marché, on a beau se poser des questions, on finit par être impressionné par ce petit bolide signé Tesla.

 

Tesla roadster : la Lotus Elise dans sa version électrique !

Très sportive

Montée dans les usines anglaises de la Lotus Elise, la petite Américaine fait partie des rares modèles électriques bénéficiant d’une puissance qui rappelle sans outrance le côté « Sport » d’une certaine gamme.  Fibre de carbones ici et là, siège en baquet et architecture clairement roadster, la Tesla, fait très vite oublié son côté voiture « propre » et pourtant.

Elle est l’une des rares à offrir autant d’autonomie en déchargeant une telle puissance. Passé la phase d’installation à l’intérieur, qui rappelle très fortement la Lotus Elise, elle passe le 0 à 100km/h en moins de 4 secondes. Une capacité identique à la Porsche 911 Turbo Cabriolet qui elle bénéficie d’une plus grande puissance. Le moteur de la Tesla Roadster Sport pourtant, ne tourne qu’à 298 ch et ne développe que 400 Nm de couple, bien loin donc des 500 ch et des 700 Nm de la Porsche.

Loin donc de jouer dans les petites catégories, la voiture se joue des contraintes du moteur électrique pour offrir le maximum de sensation d’un bolide de sport. Les batteries en Li-Ion alimentent un moteur de 215 kW et annoncent une autonomie 340km. De quoi donc profiter un maximum des formidables capacités de la voiture. Le moteur fournit 13500t/mn et la vitesse maximale est limitée à 212 km/h.
Ne nécessitant que 6 heures de recharge sur une prise domestique pour remplir le niveau de batterie, le temps de charge peut être réduit à 4 heures avec le « High Power Wall Connector ».

Une alternative intéressante qui permet au roadster d’avaler le maximum de bitume.

Sportive performance et confort !

À l’intérieur, on sent clairement la tendance d’inspiration. Nuancé de cuir et de fibres de carbones, l’habitacle reprend les bases de la Lotus. Même si l’accessibilité à la voiture semble un peu difficile, une entrée en deux temps est d’ailleurs conseillée.
Tout comme la plupart des voitures électriques, le levier de vitesse disparait et laisse la place à un simple bouton de commandes à trois fonctions. Très stable sur route, le couple maximal est rapidement atteint et ne subit aucune interruption en cours de route.

Bien équilibrée sous tous rapports, la Tesla Roadster Sport reste agile malgré les 1 235 kg de châssis incluant les 450 kg de batteries.

Avec sa longueur de 3,9m et sa largeur de 1,8m, on reviendra pour le confort de l’habitacle. On s’y sent en effet un peu serré.

Niveau accessoire, certains éléments semblent avoir été un peu ignorés. La capote dont l’installation est assez compliquée d’usage ne donne pas l’impression d’une étanchéité parfaite. De plus, les rétroviseurs ont été négligés, puisqu’on ne peut pas les régler depuis l’intérieur de la voiture.

Vendue autour des 120 000 euros, vous pourrez compter sur le bonus écologique d’une voiture silencieuse qui résonnera à peine sur les routes.