Test de la Blue Car

Lancé le 5 décembre 2011, Autolib’ n’a plus aujourd’hui besoin de prouver son succès. Inspirée du concept Vélib’, la Bluecar fait peu à peu sa route. Au volant d’une voiture électrique, le parisien s’est fait doucement au nouveau concept de voiture « propre ».

 

Blue Car : l’idée auto-partage Zéro-émission

Petite et maniable

Compacte et petite, ce sont les premiers qui viennent quand on s’installe au volant de la Bluecar. En bonne citadine qu’elle est, elle ne prend pas beaucoup de place et à l’intérieur, les plus de 1m80 auront forcément un petit souci de confort. Particulièrement critiquée, la Bluecar souffre également de suspensions peu confortables, ce qui se ressent sur la conduite. À l’intérieur, les sièges durs témoignent des différents rognages effectués sur la voiture, notamment avec l’absence d’airbag pour les passagers ou encore d’ABS ce qui peut rendre la conduite un peu difficile surtout par temps pluvieux.

Passé ces détails, la voiture a tout d’une voiture électrique. Silencieuse, maniable, elle se faufile sans problèmes dans la jungle urbaine. Une maniabilité assez intéressante, mais qui doit toutefois s’habituer à la vigilance des piétons qui ne regarderaient pas sur leurs côtés avant de traverser. La Bluecar arrive en effet sans bruit.

Longue de 3,65 m, la Bluecar dispose d’une autonomie de 250 km annoncés. En mode urbain, la voiture peut rouler 200 km et l’autonomie maximum est possible en cycle mixte. Limitée à 130 km/h, la voiture se charge en 5 minutes pour une autonomie de 25 km et quatre heures suffiront pour rouler pendant 200 km. Les batteries en Lithium-Métal Polymère sont signées Bolloré et sont fabriquées dans son usine de Quimper et de Montréal. Inventées par le groupe, celles-ci offrent très certainement l’une des plus grandes autonomies en matière de voiture électrique. Avec un coffre plutôt grand de 350 litres ; le moteur électrique offre une puissance de 50 kW et un couple maximal de 170 Nm.

Le concept Autolib ’

Autolib ’ permet à l’usager de louer moyennant un abonnement annuel ou mensuel ou même occasionnellement une voiture du réseau Autolib’. Disponible depuis la fin 2011, le réseau se développe peu à peu proposant aux usagers le maximum de véhicules disponibles.

Si sur le papier l’idée est bonne, avec une seule flotte de voitures électriques, Zéro émission, il n’est pas prouvé que cette solution revient moins chère que d’emprunter les transports en commun. Toutefois, avec un tarif mensuel de 300 euros, la Bluecar offre l’avantage certain non seulement de rouler propre au quotidien, mais également de trouver une place de parking plus facilement en Île-De-France. Avec plus de 4000 bornes de recharge réparties sur tout le réseau Autolib’ , le choix de rouler en Bluecar représente avant tout un choix partisan. Ainsi selon, le PDG du groupe Bolloré, la mise en circulation d’Autolib ’ a permis d’éviter en un an le rejet de plus de 630 000 kg de CO2 dans l’air. Un argument de choix donc quand on parle de voitures électriques.